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Réflexion

Ne pas se déprécier…

Qui de nous peut affirmer ne s’être jamais senti(e) déprécier ? Nous sommes comme conditionné(e)s pour, un jour ou l’autre, connaître cette sensation. Pierre Pradervand, sociologue, affirme que c’est en partie faute à notre éducation. « Même lorsque nous n’avons pas reçu d’éducation religieuse, il y a tout de même dans notre modèle de société une dominante judéo-chrétienne très marquée, explique-t-il. Une de ses caractéristiques, c’est la tendance à l’auto-condamnation. » Le fameux « C’est ma faute, c’est ma très grande faute » que l’on retrouve dans la religion chrétienne.

Je me remets en cause dès que quelque chose échoue ou me pose un problème, je n’arrive pas à trouver une solution d’instinct. Je culpabilise et ramène tout à moi. Je suis incapable de prendre une décision sans demander un avis. J’ai été élevée de cette manière, mes parents m’ont toujours appris à être parfaite, qu’il faut rester en retrait, ne pas « se la jouer », faire preuve de modestie en tout milieu, dans n’importe quelle circonstance. Je sais faire ! Trop même, au point d’en souffrir : crises d’angoisses répétées, anorexie, déprime. La confiance en moi, je ne l’ai pas ou alors elle est bien cachée et je n’ai pas encore trouvé son repaire. J’agis dans la société mais pourvu qu’un grain de sable ne vienne pas enrayer le système.

Je suis handicapée par cette façon de vivre, de cette image négative de moi. Ce corps qui ne me convient pas, ces kilos perdus en deux ans, cette crainte de la société ne m’aident évidemment pas à prendre confiance en moi. Je véhicule depuis des années cette image négative et je la dépose auprès des autres au gré de mes conversations.

Je comprends qu’il faut faire la distinction entre reconnaître ses qualités propres et se vanter, l’une et l’autre n’ont rien en commun. L’une est dans l’objectivité : reconnaître ses atouts, ses points faibles tandis que l’autre, la vantardise, met en avant des atouts que l’on ne possède pas forcément. Je ne sais pas me mettre en avant, je ne sais pas reconnaître justement mes atouts. J’ai toujours entendu ma mère mettre en avant les points que je devais améliorer. C’était sa façon de m’éduquer, certainement la même qu’elle a reçue, elle remettait en pratique ce qu’elle avait vécu. Je n’ai manqué de rien, ni d’amour ni de choses matérielles. Je dirais juste qu’il m’a manqué les bases pour me construire, en mettant en avant mes qualités qui m’auraient permises de moins me déprécier.

Est-ce encore possible, à l’âge adulte, de vivre différemment de jusqu’alors et avoir une perception moins négative de soi-même ?

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