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Citations

Pensée

«Quels que soient les défis que la vie vous oppose, rappelez-vous de regarder toujours le sommet de la montagne, car de cette façon, vous regarderez la grandeur. Souvenez-vous de cela, et ne laissez aucun problème, quelle que soit son importance, vous décourager ni vous distraire par plus petit que le sommet de la montagne. C’est la seule pensée que je veux vous laisser.»

– Alfonso Ortiz


Aimer

« Comment être en paix dès maintenant? En faisant la paix avec l’instant présent. L’instant présent est le terrain de jeu où la vie se joue. En effet, elle ne peut se jouer nulle part ailleurs. Une fois que vous avez fait la paix avec l’instant présent, observez ce qui se produit, ce que vous pouvez faire ou choisir de faire, ou plutôt, ce que la vie fait en vous.

Le secret de l’art de vivre, le secret du succès et du bonheur se résume à cinq mots: Faire un avec la vie. Faire un avec la vie, c’est faire un avec le moment présent. À ce moment-là, vous réalisez que ce n’est pas vous qui vivez votre vie, mais la vie qui vous vit. La vie est le danseur et vous, la danse. »

– Eckhart Tolle, Nouvelle Terre


Tantra chinois

De belles maximes à méditer…

Même si cela reste une chaîne comme beaucoup d’autres.

Tantra_Chinois


Ecriture

« Quand on veut écrire sur les femmes, il faut tremper sa plume dans l’arc-en-ciel et secouer sur sa ligne la poussière des ailes du papillon. » Denis Diderot

Je ne peux m’empêcher d’évoquer cette citation à la simple vue d’un arc-en-ciel



L’abondance

«La source de toute abondance ne se trouve pas à l’extérieur de vous, elle fait partie de ce que vous êtes. Commencez cependant par reconnaître l’abondance à l’extérieur de vous. Voyez la plénitude de la vie, la chaleur du soleil sur votre peau, les magnifiques fleurs dans la vitrine du fleuriste, le fruit succulent dans lequel vous mordez ou l’abondante pluie qui tombe du ciel et vous trempe. La plénitude de la vie est dans tout. Quand vous reconnaissez l’abondance qui est autour de vous, l’abondance latente en vous s’éveille.»
Eckhart Tolle, Nouvelle terre


La Tante Arie

Dans le pays de Montbéliard, la Tante Arie est aussi connue que le Père-Noël et St Nicolas. Elle est à l’origine de nombreuses légendes. Voici celle d’Émile Raguin, autodidacte, agriculteur-éleveur, poète authentique avec qui j’ai passé des soirées contes et légendes inoubliables tant il savait conter son pays.

« On dit qu’au sommet du Lomont habite une fée qu’on appelle la Tante Arie. Elle se déguise en vieille femme, surprend les gens dans la campagne et leur demande la charité. Heureux celui qui la rencontre avec son coeur ouvert, et lui donne quelque chose, car la bonne Dame le lui rend centuple sans se faire connaître.

Au pied de la montagne, au village de Glainans, un bûcheron fut autrefois écrasé par un arbre qu’il abattait. Il laissait une veuve et des enfants, dont l’aîné François ne demandait qu’à travailler pour gagner un peu d’argent afin d’aider sa mère.

On était au début de juillet, et les hommes du pays se consultaient pour partir ensemble se louer à la foire aux moissonneurs. Elle avait lieu à Montbozon chaque année, le deuxième lundi du mois. Ce jour-là, pour se faire engager comme faucheur, il suffisait d’être présent dans la matinée sous les halles du bourg, un épi de blé passé dans la boutonnière de la blouse. On regardait les candidats, on les faisait parler, on discutait d’un prix par journée de travail. Les hommes trapus, larges des reins, étaient embauchés les premiers, car c’étaient les meilleurs faucheurs. On regardait ceux qui avaient de bonnes dents, on était sûrs qu’ils dormaient bien, se reposaient bien. Les hommes qui étaient trop grands se fatiguaient plus vite, étaient moins résistants. C’est ainsi que, chaque année, des gens  des Vosges, du Lomont  et du Varais descendaient dans la vallée, et quand la moisson était terminée dans le Pays Bas, ils remontaient chez eux avec un peu d’argent.

François, qui n’avait que douze ans, avait fait part aux moissonneurs de son désir d’aller avec eux, mais les hommes de Glainans pensèrent qu’il était trop jeune, et partir vers minuit, sans le dire à l’adolescent qui dormait. Lorsque celui-ci se réveilla, il décida de partir quand même, tout seul. Il savait qu’il fallait huit à neuf heures de marche pour se rendre à Montbozon, et, comme la ligne droite est le plus court chemin, il gravit l’Armont pour arriver au bord du Doubs au gué de Santoche. Il avait traversé la montagne et descendait vers le fleuve, lorsqu’il rencontra une vieille femme. Elle était chargée d’un fagot de bois mort, et lui demanda s’il voulait bien l’aider à porter son fardeau jusqu’à sa cabane, qui se trouvait sur le sommet de l’Armont. François accepta, et refit en sens inverse, une partie du chemin qu’il avait déjà parcouru.

Lorsqu’ils furent arrivés, la vieille lui dit merci, et lui donna, en récompense, un petit gravier brun, poli, ressemblant à une fève, comme on en trouve sur les flancs de la montagne sans que personne ne puisse expliquer pourquoi.

– Garde-le bien, lui dit-elle, tu le mettras dans ta bouche quand tu seras fatigué, et tu retrouveras tes forces. Bon voyage et bonne chance, petit, mais descends donc par les vignes de Clerval, où tu trouveras le pont pour prendre le chemin de Rougemont. François était bien en retard, et lorsqu’il arriva sous les halles de Montbozon, il était midi, la foire était finie. Il n’y avait plus qu’un vieil homme que personne n’avait engagé, et qui attendait encore tristement. Tous deux étaient bien déçus, lorsqu’une calèche arriva. Une dame en descendit: c’était la Marquise de Sorans qui, ayant eu des ennuis avec son attelage, se trouvait en retard, elle aussi. Ayant parlé avec les deux candidats, et n’ayant pas le choix, elle les emmena sans convenir du prix, en disant qu’elle les paierait selon leur travail. Lorsqu’ils arrivèrent à la maison forte de Sorans, on donna pour chacun une faux, une pierre à aiguiser, une petite enclume portative, un marteau pour « rebattre », et un grand bol de soupe. Ils dormirent sur le foin, dans la grange. Le lendemain, le régisseur les conduisit dans un champ retiré. Ils y peinèrent jusqu’à la nuit. Lorsque François, fatigué, sentit ses reins se raidir, il se souvint du petit gravier brun que la vieille dame de l’Armont lui avait donné, et qui était encore dans sa poche. Il le mit dans sa bouche, et sa fatigue disparut. C’est ainsi qu’il travailla pendant plus d’une semaine. La moisson terminée, on lui donna un salaire, et une miche de pain pour le voyage du retour.

Lorsqu’il rentra chez lui, il donna son argent à sa mère et lui conta son voyage. Le soir, avant d’aller dormir, il regarda encore une fois le petit gravier brun et, pensant que c’était une vraie fève, il le planta vers l’entrée du jardin. Le lendemain matin, ce fut une surprise pour tous les gens de la maison, une fève plus haute qu’un sapin avait poussé pendant la nuit ; elle portait de nombreuses gousses pleines de graines et c’est alors que François comprit que la vieille femme de l’Armont n’était autre que la Tante Arie.

Ils récoltèrent des fèves et firent une abondante réserve pour l’hiver. C’est depuis ce temps-là que, dans les villages d’alentour, de Saint-Georges à Glainans, on garde encore dans les tiroirs des meubles quelques petits graviers de l’Armont. Ils sont plats, bruns, polis, comme des fèves, et sont censés porter bonheur à la maison. »


Extrait d’une conversation entre Colbert et Mazarin sous LOUIS XIV

Inchangé depuis 400 ans !!!!!

Colbert : Pour trouver de l’argent, il arrive un moment où tripoter ne suffit plus. J’aimerais que Monsieur le Surintendant m’explique comment on s’y prend pour dépenser encore quand on est déjà endetté jusqu’au cou.

Mazarin : Quand on est un simple mortel, bien sûr, et qu’on est couvert de dettes, on va en prison. Mais l’Etat, L’Etat, lui, c’est différent. On ne peut pas jeter l’Etat en prison. Alors, il continue, il creuse la dette ! Tous les Etats font ça.

Colbert : Ah oui ? Vous croyez ? Cependant, il nous faut de l’argent. Et comment en trouver quand on a déjà créé tous les impôts imaginables ?

Mazarin : On en crée d’autres.

Colbert : Nous ne pouvons pas taxer les pauvres plus qu’ils ne le sont déjà.

Mazarin : Oui, c’est impossible.

Colbert : Alors, les riches ?

Mazarin : Les riches, non plus. Ils ne dépenseraient plus. Un riche qui dépense fait vivre des centaines de pauvres.

Colbert : Alors, comment fait-on ?

Mazarin : Colbert, tu raisonnes comme un fromage (comme un pot de chambre sous le derrière d’un malade) ! il y a quantité de gens qui sont entre les deux, ni pauvres, ni riches. Des Français qui travaillent, rêvant d’être riches et redoutant d’être pauvres ! C’est ceux-là que nous devons taxer, encore plus, toujours plus ! Ceux là ! Plus tu leur prends, plus ils travaillent pour compenser. C’est un réservoir inépuisable.

Extrait du « Diable Rouge »