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Je t’emmène avec moi ?

Clerval

Aujourd’hui, nous allons, si tu le veux, visiter le village de Clerval qui est situé dans le département du Doubs, en Franche-Comté.

Ce village tranquille « Clair-Val » niché au creux d’une vallée encadrée par de pittoresques rochers est traversé par la rivière qui porte le nom du département.

(un site très intéressant pour en apprendre davantage)

S’éloigner du village, traverser la voie ferrée et suivre un petit sentier le long des berges du Doubs pour découvrir l’ancienne écluse.

ancienne écluse avec sur l’autre rive,  la microcentrale hydroélectrique de

Chaux-les-clerval

Tu ne devineras jamais ce que j’ai ressenti en découvrant ce coin perdu au milieu de nulle-part : la maison de l’éclusier qui tombe en ruine, son puits, les escaliers qui conduisaient cet homme sur son lieu de travail. Ce barrage aujourd’hui ne sert plus qu’à maintenir le niveau des eaux dans le bief de Clerval.

La micro-centrale de Chaux-les-Clerval datant de 1905

Tu veux voir le puits?

Il est une place au village, nommée Place du Gravier. Le Doubs est tout à côté. Ce jour ensoleillé de mai, grenouilles et autres batraciens s’étaient donnés rendez-vous pour un concert improvisé en plein après-midi.

De là, tu vois la roche séparer deux commerces, la boulangerie et la café des pêcheurs. C’est la roche Cassemaille qui a été rectifiée en 1987 pour améliorer la circulation.


Un ruisseau souterrain dont le trajet n’est pas clairement défini s’étire à Clerval: c’est  » le petit Monnot ». Il est visible sur seulement quelques mètres dans un point bas de la ville où il alimente une fontaine-lavoir construite au milieu du 18è siècle avant de se jeter dans le Doubs.
  En cas de fortes pluies, ce ruisseau prend des allures de torrent et se déchaîne au point que la fontaine-lavoir est submergée sous 2 à 3 mètres d’eau. Pratique !!!


En amont du Doubs, une autre construction a été réalisée par les Voies Navigables de France : la passe à poissons. Elle est constituée de bassins successifs qui permettent aux poissons de franchir le barrage situé plus en aval.

Ces villages que nous traversons sans prendre garde méritent tous un arrêt prolongé afin d’en percevoir l’âme et la beauté qui s’en dégagent.

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Le Frais-Puits

Le Frais-Puits est un gouffre naturel : un  large entonnoir de soixante mètres de diamètre avec une profondeur d’environ quinze mètres.


Il s’agit d’ une résurgence d’une rivière souterraine au travers d’un siphon. Un paysage karstique à lui seul qui s’est développé dans le calcaire et qui a donné naissance à cette  cavité par la circulation des eaux souterraines.

Le Frais-Puits est situé sur l’axe D9 entre Villersexel et Quincey. Face à l’embranchement qui mène au village de Neurey-les-la-Demie, on peut, sur la droite, prendre l’ancienne route et se garer le long du champ. Il faudra continuer à pied le long des bosquets situés sur la droite et le gouffre se trouve dans le ravin. Pourquoi n’est-il pas indiqué aux promeneurs? Ses coordonnées GPS sont les suivantes:

N 47° 35.617

E 006° 12.315

Localisation :


Ce réseau souterrain fonctionne par intermittence : en cas de fortes pluies continues, le réseau se remplit très vite et le Frais-Puits déborde jusqu’à inonder l’ancienne route. On y a noté un débit pouvant atteindre 100 m3 / seconde. Il fonctionne alors comme « une soupape de sécurité », en servant d’exutoire au trop plein des galeries souterraines lors des périodes de fortes précipitations. On dit alors dans la région que le Frais-Puits « crache ».

De nombreuses galeries ont été explorées à ce jour : « Dès 1935, les membres du Spéléo club vésulien se sont intéressés à son exploration. Il est aujourd’hui un quasi record du monde avec près de 4500 mètres de galeries noyées reconnues en plongée et reçoit régulièrement la visite des meilleurs « spéléonautes » du moment. »


La chapelle seigneuriale de Longevelle

Longevelle est une petite commune située entre Villersexel et Lure sur la D486. Elle est longée par la rivière « l’Ognon ».

L’ancienne église de Longevelle semble avoir été construite en 1566. Elle comportait un clocher-porche et une nef voûtée en berceau.

Les seuls éléments qui en restent sont cette chapelle seigneuriale qui fut ajoutée au nord du choeur dans la première partie du XVIIIème siècle et le clocher détruit lors de la seconde guerre mondiale par un obus américain.

La chapelle, bien que tardive, conserve une tradition gothique. Elle est voûtée en croisée d’ogive. Sur la clé de la voûte est gravée le blason des Vaudrey et des Gilley, seigneurs de Longevelle.

Le site est entouré d’un cimetière clos par un muret de pierres sèches.

Au XIXème siècle, l’église est en mauvais état et n’est pas suffisamment grande pour accueillir tous les paroissiens. Après 1850, elle est partiellement détruite par la foudre. Une nouvelle église est alors construite près du presbytère.

Ce site a fait l’objet de fouilles et de nombreux chantiers de restauration par la SHAARL (Société d’Histoire d’Art et d’Archéologie de la Région de Lure)


La chapelle Sainte-Anne – Vellefaux

Mes périples durant les vacances de printemps m’ont fait découvrir le village de Vellefaux situé sur  l’axe Vesoul – Besançon.

Depuis le centre du village, vers l’église et ses jolies maisons restaurées, une petite route mène à la chapelle de Sainte-Anne, autour de laquelle flotte une légende : une statuette de Sainte-Anne ayant été découverte dans un buisson fut alors placée dans l’église du village, d’où elle s’échappa pour retourner dans son buisson. Une chapelle fut donc érigée à cet endroit avec cette magnifique porte de bois.


Tous les ans, fin juillet, un pélerinage se rend à cette chapelle, sur les hauteurs de Vellefaux.

Arrivés à la chapelle,  une belle allée ombragée offre un magnifique panorama sur la vallée de l’Ognon, et sur les plateaux calcaires du sud de Vesoul.

Un lieu calme et serein, un lieu sorti d’un autre temps, un lieu où il fait bon se reposer.

Tout au bout de l’allée, une statue de Sainte-Anne et la Vierge fut érigée au XXème siècle.


Le lavoir de Moffans

Il est des villages qui contiennent plusieurs lavoirs.

Ceux de Moffans, en Haute-Saône, bénéficient d’une restauration par des volontaires depuis mars 2011.

Ce lavoir à pilastres date du XIXème siècle, toujours alimenté en eau, il se situe en lisière de forêt et fait de lui un lieu calme où il fait bon venir y goûter la fraîcheur et la sérénité.


Le chêne des chasseurs

Situé dans la forêt communale entre Vouhenans et Moffans, ce chêne ne peut laisser le promeneur indifférent  du fait de sa majestuosité.

C’est en mode geocaching que je l’ai découvert.

chêne des chasseurs

Il a un grand frère à Mésandans : le Chêne Jeanne d’Arc plus remarquable par sa taille mais celui-ci, haut-saônois, n’est pas négligeable.

J’aurais bien aimé faire une balade autour de ce plan d’eau, mais la propriété étant privée, j’ai préféré ne pas m’y aventurer … déjà que, paraît-il, je prends des risques !!!

(Désolée pour la qualité des photos, pas d’APN, juste l’AP de mon Smartphone)


La Madone – Dampvalley-lès-Colombe

De Mai à Octobre 1854, le département de la Haute-Saône est frappée par une épidémie de choléra qui provoque la mort de milliers de personnes dont 8 dans le village de Dampvalley-les-Colombe à côté de Vesoul.

Devant la menace de ce fléau et l’angoisse des habitants, les prêtres font voeu d’élever des oratoires afin d’obtenir, par des prières, l’intercession de la Vierge et l’arrêt de la maladie : La Motte de Vesoul par le curé de St Georges mais aussi « La Madone » par l’abbé Christin de Dampvalley.

Le fléau cessant, l’abbé de Dampvalley avec l’aide des habitants du village, construit en 1855, un cône artificiel fait de pierres sèches ramenées du monument néolithique de la Pierre qui Vire situé à quelques mètres de là. On sait aussi que « Quelques écoles du voisinage font venir les élèves : l’école des garçons de Noroy-le-Bourg,  les deux écoles de Villers-le-Sec,  les deux écoles de Colombier. »

Ce monument commencé au mois de juillet 1855 a été terminé le 1er janvier 1856. Il se présente sous la forme d’un dôme de  18 mètres de diamètre à la base et de 10 mètres de hauteur.

Depuis 1989, un pèlerinage a lieu chaque année au 15 août pour rendre hommage à la sainte Vierge.

Il est aussi un lieu apprécié des touristes venant de plus en plus nombreux goûter à la sérénité du lieu.