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Poèmes – Poésies

Là-bas

(merci Manu)

Laisse-moi entrevoir ce petit coin de ciel bleu sans mot dire

Laisse-moi partir là-bas où tu ne me trouveras pas

Laisse-moi danser sur la musique du vent dans les grands peupliers

Laisse-moi ouvrir les bras pour accueillir l’odeur de l’aventure

Laisse-moi garder mon âme d’enfant pour espérer encore

Laisse-moi pleurer encore en pensant à l’ami généreux

Laisse-moi m’enivrer du grand air et n’avoir pas d’autre règle

Laisse-moi soulager mon cœur quand la nuit tend son voile

Laisse-moi vouloir glisser les étoiles dans la poche du malheureux

Laisse-moi être l’humble galet du ruisseau aux eaux limpides

Laisse-moi respirer encore l’odeur de ma terre natale …

                                                           Jusqu’au jour où la vie décidera de m’emmener là-bas !

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Sourire

Le long de la route qui mène à mes rêves,

Là où je vais avant que le soleil se lève,

J’ai rencontré un vieux grand-père.

À son allure, sa vie semble amère.

De ses yeux dégageait la bonté,

Il n’attendait peut-être que ce sourire

Que, par spontanéité, je lui ai donné.

Mais j’ai envie de vous dire,

J’ai perçu sa solitude et sa tristesse aussi.

Il n’a rien dit. Pas besoin de merci…

Esseulé ce soir ou peut-être demain,

Empruntera-t-il de nouveau ce chemin ?

Il  songera à ce sourire donné

Qui, pour autant, ne m’aura rien coûté.

Et de penser cela, je ne peux qu’être enchantée.

Mais je dois vous le dire,

Vous connaissez des gens que vous voudriez aider

Alors, souriez-leur, c’est d’une douce générosité…


Pour toi, Thomas, mon frère

Il était une fois deux femmes qui ne se connaissaient pas.

Tu ne te souviens pas de la première,

La deuxième, c’est celle que tu appelles ta mère.

Pour te façonner, deux existences se sont unies.

L’une est ta bonne étoile; l’autre est le soleil de ta vie.

Deux destins différents mis ensemble pour unifier le tien.

L’une est l’étoile qui t’a guidé,

L’autre, le soleil qui t’a réchauffé.

La première t’a mis au monde; la seconde t’a appris à marcher.

La première t’a donné la vie; la deuxième te l’a enseignée.

La première t’a donné le goût d’aimer, la deuxième était là pour t’aimer.

L’une t’a donné une nationalité, l’autre t’a donné un nom.

L’une t’a donné un talent, l’autre t’a donné une mission.

L’une t’a donné des émotions, l’autre a apaisé tes peurs.

L’une a vu ton premier sourire, l’autre a séché tes premières larmes.

L’une a dû renoncer à toi, l’autre, Dieu l’a conduit vers toi.

Et tu me demandes, maintenant,

Les questions qui se posent depuis la nuit des temps :

Hérédité ou l’environnement ?

Ni l’un ni l’autre, mon enfant.

C’est tout simplement deux amours qui t’ont formé !!!

Qui t’ont donné tout ce qu’il fallait pour réussir ta vie !!!

 

(Auteur inconnu)


L’amitié

Si, un jour, tu as envie de pleurer

Appelle-moi!

Je ne te promets pas de te consoler

Je ne peux que pleurer avec toi

Si, un jour, tu veux partir,

Appelle-moi.

Je ne te promets pas de te retenir

Mais je peux faire un bout de chemin avec toi.

Si, un jour, tu ne supportes plus personne

Appelle-moi.

Je te promets d’être la pour toi

Et de ne pas t’importuner.

Mais, si un jour tu m’appelles

Et qu’il n’y a pas de réponses

Viens vite me voir.

Peut-être que c’est moi qui aurai besoin de toi…

(auteur inconnu)


Eau par Antoine de St Exupéry

Une poésie que je dédie à mon ami Jacqui

L’eau

« Eau, tu n’as ni goût, ni couleur, ni arôme, on ne peut pas te définir, on te goûte, sans te connaître.

Tu nous pénètres d’un plaisir qui ne s’explique point par les sens.

Avec toi rentrent en nous tous les pouvoirs auxquels nous avions renoncé.

Par ta grâce, s’ouvrent en nous toutes les sources taries de notre cœur.

Tu es la plus grande richesse qui soit au monde, et tu es aussi la plus délicate,

On peut mourir sur une source d’eau magnésienne.

On peut mourir à deux pas d’un lac d’eau salée.

On peut mourir malgré deux litres de rosée qui retiennent en suspens quelques sels.

Mais tu répands en nous un bonheur infiniment simple.« 

St Exupéry



Un écrivain au collège Louis Pergaud – Villersexel

Article de l’Est Républicain:

Le collège Louis Pergaud reçoit régulièrement des auteurs et la rencontre avec Bernard Friot a été particulièrement fructueuse. Il se définit comme « un écrivain public » qui a besoin de contact pour trouver les émotions et les images dont naissent ses histoires. Spécialiste de la lecture pour les jeunes de tous âges, également traducteur, il a à son actif une quarantaine de romans et albums.

Les classes de 6ème A et C avaient préparé sa venue avec un projet de lecture et d’écriture conduit par Mme Leblond en français, Mme Grisard, documentaliste et Mme Wetzel, professeur d’arts plastiques avec laquelle les mots se sont transformés en objets. Les élèves ont trouvé un auteur à l’écoute qui a su montrer que dans chaque mot, dans chaque phrase, il y avait un poème en puissance. Il les a aidés à placer ou déplacer un mot pour lui donner la force et parfois un sens que l’on ne soupçonnait pas.

Une journée particulièrement créative avec une prise de confiance de l’écrit qui va peut-être inciter les jeunes à s’exprimer par l’écriture.

Prochainement : À voir sur le site du collège: un travail de représentation graphique et vidéo des textes: collège Louis Pergaud

Une composition d’élève, dédicacée par l’écrivain:


Le dormeur du val – Arthur Rimbaud

Pour Arthur Rimbaud, l’horreur de la guerre (en ce qui le concerne : la guerre franco-allemande de 1870 et la Bataille de Sedan, non loin de son Charleville natal) lui a inspiré de nombreux textes, l’un des plus célèbres par la sobriété de sa dénonciation est peut-être le sonnet « Le Dormeur du Val ». Mais on y retrouve des thèmes chers à ce poète, ce génie : l’homme, la nature, la mort.

Le Dormeur du val est un des premiers poèmes de Rimbaud, alors qu’il est en fugue, âgé de 16 ans.

Le manuscrit (depuis WIKIPEDIA)

C’est un trou de verdure où chante une rivière
Accrochant follement aux herbes des haillons
D’argent ; où le soleil, de la montagne fière,
Luit : c’est un petit val qui mousse de rayons.

Un soldat jeune, bouche ouverte, tête nue,
Et la nuque baignant dans le frais cresson bleu,
Dort ; il est étendu dans l’herbe, sous la nue,
Pâle dans son lit vert où la lumière pleut.

Les pieds dans les glaïeuls, il dort. Souriant comme
Sourirait un enfant malade, il fait un somme :
Nature, berce-le chaudement : il a froid.

Les parfums ne font pas frissonner sa narine ;
Il dort dans le soleil, la main sur sa poitrine
Tranquille. Il a deux trous rouges au côté droit.

7 octobre 1870