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Rencontre avec @peupleloup

Il y a 6 mois de cela, peu de temps après la rentrée scolaire, l’animateur TICE @TiceVesoulSud de la circonscription me propose de créer un compte sur Twitter avec ma classe de CP.

Je connais cette personne depuis plusieurs années et comme il est un pro de l’informatique, je fais souvent appel à lui pour me dépanner. Mais là, dans quoi va-t-il m’embarquer? (Je n’avais jamais entendu parler de ce réseau social) On reste prudent, autant l’un que l’autre et je me crée déjà un compte personnel afin de dompter un peu « la bête » … et @PhilCharp (Philippe, le compte personnel de l’animateur Tice) est là, à distance, pour m’aider.

Une fois les premières manipulations maîtrisées , les écrits et expériences des collègues qui utilisent cet outil au sein de leur classe étudiées, j’arrive un matin avec un nouveau projet à annoncer à mes élèves. Ma classe étant dotée d’un TBi, il est facile de leur expliquer, le fonctionnement de Twitter. L’aventure commence … Très vite, je me rends compte que les nouvelles technologies apportent une excellente situation d’apprentissage et que la découverte et l’appropriation du code en CP devient moins lourde, moins rébarbative, plus ludique.

Des comptes-classes s’ajoutent petit à petit, nous communiquons par le biais de Twitter chaque jour : des petites informations genre énigmes à proposer et à résoudre en parallèle, un travail de vocabulaire sur le mot du jour avec le calendrier des Incollables, des photos de la région à situer et replacer sur une carte (avec @TiceVesoulSud) …etc

Puis arrive un tweet un matin sur mon compte personnel, un tweet qui attire mon attention :

Une personne revient du Canada où elle a passé 2 années à suivre le loup dans son environnement naturel et  relate son expérience en annonçant qu’elle se rend dans les écoles de France pour sensibiliser le jeune public. Pour en savoir plus : rencontre avec le peuple loup Je suis très intéressée et je découvre en la personne de @peupleloup (Mickaël), un homme qui n’hésite pas à te renseigner. Quelques échanges écrits et nous décidons de mettre ma classe dans le coup : Tweeter pour apprendre la vie en forêt, la découverte d’autres paysages, les animaux qui vivent sur un autre continent.

Dès le lendemain matin, mes loulous sont ravis quand je leur annonce la nouvelle. On situe d’abord le Canada, ce grand pays si loin de leur Haute-Saône natale. Là, j’avouerai que je ne crois pas que la superficie et la distance les aient beaucoup marqués. Ils étaient plutôt pressés d’échanger avec « l’homme des loups ».

Depuis le mois de Janvier, nous échangeons presque chaque jour de classe avec @peupleloup et notre savoir sur le  loup et ses voisins s’enrichit petit à petit. Écrits, photos, vidéos, dessins sont des supports à l’apprentissage de cette espèce animale. Des liens se créent entre Mickaël et les enfants : il est devenu un intervenant à part entière dans la classe, les enfants attendent avec impatience l’arrivée de ses tweets. Le TBi est continuellement allumé et projette la TL de Twitter. Et quand Philippe qui fait partie intégrante du projet vient nous rendre visite, le bonheur est dans les yeux de chacun : il faut lui raconter ce qu’on a appris les jours derniers sur la faune du Canada, sur la taïga, sur la bannick (ce fameux pain de bois) que nous avons réalisée en classe.

On étudie aussi la littérature enfantine qui traite du loup, les élèves se documentent à la maison, des dvd sont étudiés en classe : un que je recommande tout particulièrement à toute personne voulant travailler sur le thème du loup : Histoires de loups – CNDP

Mickaël nous guide aussi dans nos choix d’albums :

Un événement inattendu arrive un jour : Mickaël nous apprend qu’il sera mi-juin dans les Vosges. Tous trois mettons en place un planning pour que des conférences soient organisées au sein des écoles situées autour de Vesoul. Une date est fixée pour l’école Chantereine : le 7 juin avec une avant-première spéciale pour mes loulous le lundi matin 6 juin. Il me tarde le lendemain pour annoncer à mes élèves la rencontre : passer du virtuel au réel !

Mickaël sera là, dans la classe et les échanges ne se feront plus via Twitter. On pourra poser toutes les questions, on n’aura plus la contrainte d’écrire, de se corriger…

La visite s’organise : un travail plus précis se met en place, les élèves décident de réaliser des posters sur 3 thèmes :

– Loup qui es-tu?

-Loup où es-tu?

-Loup que manges-tu?

On dessine, on écrit, on colle, on s’affaire. Serons-nous prêts pour le jour J? Il y a aussi le cadeau de la fête des mamans qui prend du temps et bien sûr le programme scolaire. La motivation est telle que chacun prend son rôle très au sérieux pour réussir !

Quotidiennement, on nous parle des dangers des réseaux sociaux mais on peut s’apercevoir que,  correctement utilisés, ces réseaux apportent des enseignements riches, intéressants et formateurs pour les enfants. Quoi de plus réjouissant pour mes élèves de rencontrer enfin la personne qui les a aidés à construire ce projet sur cet animal fascinant qu’est le loup?

On arrive au 6 juin : les élèves font la connaissance de Mickaël. Celui qu’ils avaient vu par le biais des vidéos, des photos est là, en chair et en os dans la classe. Il arrive avec sa veste au logo de Peuple Loup. Ce logo, les enfants le connaissent pour l’avoir vu sur les photos du Canada projetées au  TBi. Il leur est également devenu familier : ils l’ont dessiné tant de fois, pour “pouvoir l’offrir à Mickaël quand il viendra nous voir”. Je suis même certaine qu’ils y arriveraient les yeux fermés.

Mickaël a apporté son sac à dos, celui qui lui permet d’aller marcher de longues journées dans la taïga. Et de découvrir ce qu’il contient : notre ami explique ce qui est important d’emporter quand on part pister le loup, quand et comment on prépare son campement, les règles qu’il faut respecter en forêt.

Manque de chance, ce jour, il pleut, nous ne pourrons pas aller à l’extérieur ramasser des brindilles pour allumer le feu dans le petit réchaud ni construire une tente. On apprend néanmoins comment faire un nœud spécial, un nœud que même lorsque tu as des gants, tu arrives en 1 seconde à dénouer. A défaut d’arbre, les pieds de chaise feront l’affaire ! Les enfants apprennent vite, plus vite que la maîtresse …

Les enfants sont attentifs, la récré sonne, on ne s’en rend même pas compte, le temps est oublié, on est dans l’aventure, la vraie : celle qui émerveille, alors passer du temps en récré avec les traditionnels cerceaux et ballons sera du temps perdu. On  reste en classe, on profite des commentaires qui nous sont donnés. Nous avons déjà dû sortir pour la photo de classe mais chance : Mickaël et Philippe qui est venu nous voir posent avec nous. Quel beau souvenir nous aurons !  Je vois les yeux des enfants qui pétillent, à cet instant précis, rien n’a plus d’importance que ce qu’ils sont en train de vivre. Les rires, les questions, les anecdotes, l’ours Nesquick le glouton, l’autre ours, Ben, celui qui vient dormir contre la tente, les caribous, les grands espaces québécois, le loup (mais pas trop, on réserve le loup pour l’animation de demain), les écureuils malins voisins du campement amènent les enfants jusqu’à l’heure de la sortie des cours sans qu’il y ait un moment d’impatience, de lassitude chez eux. Je les ai rarement vus si attentifs, la magie de « Peuple Loup » opère sur chacun d’entre eux. On serait bien restés encore à écouter ! A demain, alors.

Mardi 7 juin : Mickaël est de retour ! Alléluia … (Oups, je m’égare). C’est aujourd’hui que nous saurons comment Mickaël a pisté le loup pendant deux ans en Baie James au Québec. Comment sa patience au fil des mois a été récompensée, on apprend qu’on ne voit pas de loup derrière chaque arbre de la taïga, au bord des lacs ou après avoir traversé une tourbière . Il faut attendre, s’approprier l’espace qui ne nous appartient pas, se faire accepter par l’animal qui épie mais que l’on ne voit pas. Attendre encore, pour qu’un jour, à un moment totalement imprévu, IL est là…Enfin! Ai-je le droit de faire cette métaphore? Une similitude avec  notre expérience de classe : des tweets et des tweets pour arriver à l’aboutissement du projet : LA rencontre avec Mickaël?

Pendant l’animation, si tu regardes bien Mickaël, tu retrouves l’étincelle du bonheur qui a traversé ses yeux à ce moment là !

Pendant la conférence, les CP sont fiers : ils sont avec la classe des CE1 mais ils en savent déjà davantage. Mais comme je leur ai appris, inconsciemment, ma philosophie de vie, ils savent rester humbles. Ils ne répondent aux questions posées par Mickaël seulement s’ils sont interrogés. C’est magique, il est avec les enfants mais une partie de lui est au Québec et il t’emporte de sorte que chacun d’entre nous, petit ou grand est subjugué par la fougue qui se dégage de cette personne. Il faut le vivre cet instant, il n’y a pas de mots suffisamment forts pour exprimer ce que nous avons tous ressenti. Tu sors de la salle de projection totalement déconnecté de la réalité. Il te faut un moment pour réaliser que tu n’es pas là-bas, dans le Grand Nord mais bien à Villersexel en Haute-Saône !

Je dois aussi écrire un autre paragraphe sur l’émotion qui est ressortie de cette journée : Ces petites pépites d’or qui ont scintillé dans les yeux de mes loulous pour aller ensuite se loger dans  leur cœur. Ces perles lacrymales qui ont donné de jolis colliers le long des joues et qui ont la faculté d’émouvoir les âmes sensibles. Ces petits cadeaux donnés avec tant de tendresse pour remercier.

Encore quelques échanges et arrive le moment où il faut se quitter, assez déchirant il faut l’admettre. On promet de se revoir, que les échanges continueront par mails et tweets. L’aventure se poursuit…

Retenez bien le message prononcé par Mickaël pour terminer la conférence et qui disait à peu près ces mots : Je vous souhaite une chose : Que vous voyiez le loup revenir dans vos forêts et que la cohabitation avec les humains ne mène pas à ce qui s’est produit : une destruction massive et totale de cette espèce! »

A lire également :

Les CP de l’école Chantereine par Mickaël

Projet Twitter – Circo VS par Philippe Charpentier

– Merci à Mickaël pour sa patience, sa présence et pour les réponses claires et précises aux questions posées tout au long de l’année par mes loulous.

– Merci à Philippe pour sa contribution à ce projet qui n’avait pas été programmé au début de l’année scolaire 2010 – 2011, pour certaines photos qui agrémentent cet article

– Merci à mes 20 élèves qui m’ont fait aimé encore davantage mon métier.

-Merci à Anne Roussel-Najosky pour son article publié dans l’Est Républicain-Edition Haute-Saône

Derrière la porte

Je me demande souvent ce que je trouverais en ouvrant la porte qui mène à ma mémoire enfouie. J’aimerais pouvoir l’ouvrir pour y découvrir ce qui a décidé de ma vie actuelle, ce qui bouscule mon existence, ce qui fait que je ne me sens pas moi au sein de cette société.

Peut-être qu’en franchissant le seuil , je découvrirais ce long couloir de la maison de mon enfance qui me revient en souvenir. Ce long couloir où nous courions pour aller justement se cacher derrière une de ces portes et qu’il fallait ouvrir l’une après l’autre pour te retrouver toi mon frère qui avait l’art de disparaître avant même que le jeu ne soit commencé.

Et si derrière chaque porte se cachait une face de sa personnalité? Le moment infime où se décide l’avenir?

Je me demande ce qu’il y a derrière cette porte? Ai-je ouvert la bonne, le jour de mon départ vers la vie?

Danse la vie

Ma balade en forêt ce matin m’a fait découvrir un sentier où je n’avais pas encore posé les pieds. J’ai hésité d’abord puis l’envie de découvrir plus encore a été la plus forte. J’ai alors écouté le bruissement des feuilles dans le grand chêne qui se trouvait à ma droite, aperçu plus loin une merlette qui dansait sur la musique de la forêt. Cette musique que tu ne peux apprécier que si tu prends le temps de t’arrêter et d’écouter. Oui intéresse-toi à la musique de la nature, à la symphonie de la vie. Tu feras alors comme cette merlette, tu danseras la vie. Mais ne choisis pas la danse rapide, danse lentement car la vie est courte.

Ne cours-tu pas assez toute la journée ? Entends-tu vraiment la réponse à la question que tu as posée? N’as-tu pas perdu le contact avec un ami parce que tu n’as pas pris le temps de l’appeler, de lui écrire?

Pose-toi pour apprécier ce qui t’es donné chaque jour pour ne rien manquer au plaisir quotidien.

Telle est ma devise depuis que la chanson de la vie a failli se terminer pour moi il y a bientôt un an …

         Chante et danse encore longtemps !

 

Là-bas

(merci Manu)

Laisse-moi entrevoir ce petit coin de ciel bleu sans mot dire

Laisse-moi partir là-bas où tu ne me trouveras pas

Laisse-moi danser sur la musique du vent dans les grands peupliers

Laisse-moi ouvrir les bras pour accueillir l’odeur de l’aventure

Laisse-moi garder mon âme d’enfant pour espérer encore

Laisse-moi pleurer encore en pensant à l’ami généreux

Laisse-moi m’enivrer du grand air et n’avoir pas d’autre règle

Laisse-moi soulager mon cœur quand la nuit tend son voile

Laisse-moi vouloir glisser les étoiles dans la poche du malheureux

Laisse-moi être l’humble galet du ruisseau aux eaux limpides

Laisse-moi respirer encore l’odeur de ma terre natale …

                                                           Jusqu’au jour où la vie décidera de m’emmener là-bas !

Il suffirait de peu

Et si on faisait semblant de faire semblant de rien,
juste un peu fermer les yeux,
rien que  croire juste un tout petit peu

Que les hommes penseront à demain!

Pleurs de rose

L’orage d’hier soir a laissé le cœur de mes roses tout endolori. Elles ont peine à reprendre vigueur.

Ne pleurez-pas, petites roses, rien n’est jamais définitif, nos capacités naturelles nous aident toujours à refaire le plein de bonheur et de vitalité, c’est le principe de l’existence.

On a tous un guide au fond de soi, un petit rien qui met de la magie et qui ouvre de nouveaux espaces dans nos coeurs. Cette petite chose qui te fait vibrer et qui te donne la possibilité d’étinceler…même si jamais rien n’est acquis et que la vie est un éternel recommencement avec ses renouveaux qui font suite aux bouleversements intérieurs.

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